[Études notariales]

Cybersécurité pour les notaires et études notariales

Une étude notariale manipule des fonds de transactions parmi les plus élevés, ce qui en fait une cible prioritaire de la fraude au virement. À cela s'ajoute la conservation d'actes authentiques hautement sensibles. Nous sécurisons ces deux dimensions.

Élevés
Les fonds de transactions attirent la fraude
Faux RIB
L'arnaque au RIB notaire vise vos clients
Actes
Actes authentiques à protéger dans la durée

Les menaces spécifiques aux études notariales

Fraude au virement immobilier

Les montants en jeu lors des transactions immobilières font des études une cible de premier plan. Un faux ordre de virement ou une usurpation peut détourner des sommes considérables en une opération.

Arnaque au faux RIB notaire

Des attaquants se font passer pour l'étude auprès des acquéreurs et communiquent un faux RIB pour détourner le prix de vente. La sensibilisation des clients et des équipes est déterminante.

Ransomware sur les actes et minutes

Le chiffrement des données bloque l'activité et menace des documents à valeur juridique majeure, dont la conservation est une obligation.

Usurpation et fuite de données

Les données patrimoniales et personnelles traitées par une étude sont sensibles et convoitées, tant pour la fraude que pour l'usurpation d'identité.

Confidentialité, RGPD et exigences du notariat

Le notaire traite des données patrimoniales et personnelles couvertes par une exigence forte de confidentialité et par le RGPD, et s'appuie sur les infrastructures sécurisées du notariat. Renforcer la sécurité de l'étude (procédures de paiement, sauvegardes, sensibilisation) protège les fonds des clients, la valeur juridique des actes et la responsabilité de l'office.

Notre approche

1. Sécuriser les flux financiers

Procédures strictes de vérification des coordonnées bancaires, communication sécurisée du RIB aux clients, sensibilisation aux scénarios de fraude immobilière.

2. Protéger actes et données

Sauvegardes testées, contrôle des accès, détection des comportements anormaux pour préserver la disponibilité et l'intégrité des documents.

3. Piloter la sécurité de l'office

Gouvernance, conformité RGPD et plan de réponse à incident, portés par un accompagnement adapté à la taille de l'étude.

Questions fréquentes

Comment protéger nos clients de l'arnaque au faux RIB ?

En communiquant les coordonnées bancaires de l'étude par un canal sécurisé et vérifiable, en informant systématiquement les clients de ce risque, et en établissant une procédure de confirmation avant tout virement du prix de vente.

Pourquoi les études notariales sont-elles autant visées ?

En raison des montants manipulés lors des transactions immobilières. Un détournement réussi porte sur des sommes élevées, ce qui motive des attaques ciblées et bien préparées.

Sommes-nous concernés par des obligations de cybersécurité ?

Au titre du RGPD et de la confidentialité des données patrimoniales, oui. Selon votre taille, des cadres comme NIS2 peuvent également s'appliquer. Un diagnostic clarifie votre situation.

La circulaire cybersécurité du CSN nous concerne-t-elle ?

Oui si vous exercez en office notarial. Le Conseil supérieur du notariat a publié en 2026 une circulaire fixant dix directives cybersécurité, dont l'entrée en vigueur est annoncée au 1er janvier 2027, après les 77 exigences de 2024. Elles portent sur la maîtrise des logiciels et prestataires, la sensibilisation, la limitation des droits d'accès, le cloisonnement, le télétravail, le blocage des rançongiciels, la configuration des postes, les droits administrateurs, la continuité et la journalisation. Nous vous recommandons de faire confirmer le calendrier auprès de votre chambre départementale.

Par quelle directive du CSN commencer ?

Par la maîtrise des prestataires et des données, qui est la première de la liste et la plus longue à reconstituer. Il s'agit de pouvoir dire qui détient quoi, où, et à quelles conditions. Dans la plupart des offices ce recensement n'existe nulle part et doit être construit, alors que les mesures techniques peuvent souvent être mises en oeuvre en quelques jours.

Qui a encore un accès administrateur dans notre étude ?

C'est la question que pose la huitième directive du CSN, et elle surprend presque toujours. Le prestataire informatique, un ou deux collaborateurs par héritage, parfois un ancien salarié : la liste s'allonge seule, personne n'étant chargé de la réduire. Limiter ces droits est la mesure la plus efficace contre un rançongiciel, et l'une des moins coûteuses.

Nos sauvegardes ont-elles déjà été restaurées ?

C'est le vrai test, et la neuvième directive du CSN porte précisément sur la capacité à continuer après un incident. Une sauvegarde jamais restaurée n'est pas une sauvegarde, c'est une hypothèse. La question utile n'est pas de savoir si l'étude en possède, mais quand la dernière restauration complète a été effectuée et combien de temps elle a pris.

Que faire dans les 72 heures suivant un incident ?

Déposer plainte et notifier, faute de quoi vous perdez des droits. Depuis la loi LOPMI, l'indemnisation par votre assureur est conditionnée à un dépôt de plainte dans les 72 heures suivant la connaissance des faits, sous peine de déchéance de garantie. Le RGPD impose en parallèle de notifier la CNIL dans le même délai en cas de violation de données. Ces deux échéances se préparent avant l'incident.

YL

Rédigé et supervisé par Yvann Lièvre, consultant en cybersécurité (15+ ans d'expérience).

Certifié Pentest & Sécurité Offensive (RS6092), ISO 27001 Lead Auditor en cours, prestataire référencé Cybermalveillance.gouv.fr.

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