Que faire en cas de ransomware ? Le guide des premières heures
Un rançongiciel qui chiffre vos données est une situation de crise. Les décisions des premières heures conditionnent l'ampleur des dégâts. Voici les réflexes à avoir, et les erreurs qui aggravent tout.
Rédigé et supervisé par Yvann Lièvre, consultant en cybersécurité (15+ ans d'expérience).
Certifié Pentest & Sécurité Offensive (RS6092), ISO 27001 Lead Auditor en cours, prestataire référencé Cybermalveillance.gouv.fr.
Les bons réflexes immédiats
- ▸Isoler les machines touchées du réseau (débrancher le câble, couper le Wi-Fi) pour stopper la propagation, sans les éteindre.
- ▸Préserver les preuves : ne pas reformater, ne pas supprimer les fichiers du rançongiciel, ils sont utiles à l'investigation.
- ▸Alerter la direction et constituer une cellule de crise restreinte.
- ▸Documenter l'heure des faits, les symptômes, les systèmes concernés.
Les erreurs qui aggravent la situation
- ▸Payer la rançon dans la précipitation : rien ne garantit la récupération, cela finance l'attaquant et vous désigne comme cible.
- ▸Éteindre brutalement les machines : on perd des traces en mémoire précieuses pour comprendre l'attaque.
- ▸Restaurer trop vite sur un environnement encore compromis : le rançongiciel se redéclenche.
- ▸Communiquer dans le désordre, en interne comme en externe.
Qui contacter
Contactez sans tarder un professionnel de la réponse à incident. En France, le dispositif public Cybermalveillance.gouv.fr oriente les victimes et référence des prestataires. Selon les cas, un dépôt de plainte et une notification à la CNIL (si des données personnelles sont concernées) sont nécessaires.
Après la crise : éviter la récidive
Une fois la situation contenue, l'analyse forensique établit le vecteur d'entrée et l'étendue de la compromission. C'est ce qui permet de corriger la cause, pas seulement les symptômes. La meilleure réponse reste toutefois la prévention : sauvegardes testées, détection et surveillance continues.
Face à une attaque en cours, chaque heure compte. Nous intervenons pour contenir, investiguer et remettre en route.
Réponse à incidentQuestions fréquentes
Faut-il payer la rançon ?
La recommandation générale est de ne pas payer : le paiement ne garantit pas la restitution des données, entretient l'écosystème criminel et peut relancer les attaques. La priorité est la restauration à partir de sauvegardes saines.
Peut-on récupérer les données sans payer ?
Souvent oui, si vous disposez de sauvegardes hors ligne et testées. Pour certaines familles de rançongiciels, des outils de déchiffrement gratuits existent. Un spécialiste de la réponse à incident évalue les options.